La sexualité est-elle essence-ciel ?

Freud a fait de la sexualité l’essentiel au fondement de tout désir… Mais est-ce si important que cela dans la vie de chacun et de chacune ? Ou est-ce plus essentiel pour ces Messieurs que pour ces dames ? Et pour ceux qui disent sans passer sans problème est-ce pathologique ou pas ? Tels sont toutes les questions que nous chercherons à répondre à ce Café-psy, afin de mettre en évidence que ce n’est pas par hasard que nous avons titré : le sexe comme essence-ciel ?

1 – Le sexe comme essentiel dans la vie c’est une hypothèse freudienne, N’oublions pas que la psychanalyse est née de la névrose et de l’hystérie, deux symptômes propres aux sociétés marquées par la frustration sexuelle. En conséquence dès cette époque la libération sexuelle est considérée comme le neck plus ultra de l’épanouissement.

Mais ceci est due à la confusion de Freud entre la libido comme besoin sexuel et l’énergie, ce qu’a tenté de déconstruire Jung.

Aujourd’hui les a-sexuels invalident cette conception, de même que ceux qui savent s’épanouir dans centres d’intérêts tous aussi jouissifs.

2 – De même dans cette époque machiste, il était communément admis que les hommes ont plus de besoins sexuels que les femmes. Mais là encore c’est une conception freudienne issue du malaise de la civilisation dans laquelle il a émis ses postulats. Ce fantasme est très tenace, et beaucoup de couple dysfonctionne à partir de cette croyance limitante. Mes patients et ceux de bons nombres de mes plus sérieux collègues ont quantité d’exemples qui démontrent le contraire de cette assertion machiste.

3 –  L’essence-ciel au sens de ce qui permet de monter au septième ciel c’est bien le sexe en tant que jouissance porté par le désir toujours insatisfait et non la satisfaction du besoin. C’est pourquoi le fantasme en tant que support du désir permet de faire en sorte reste bien de l’ordre du désir et non du besoin. Car c’est lorsque le besoin est insatisfait que l’on entre dans l’addiction.

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