La haine est-elle l’envers de l’amour ?

Cette question ne sera pas traitée de manière philosophique mais le sera bien évidemment ici de façon psychologique.

Certes de manière psychologique, certains ont pu observer que la haine peut être l’envers de l’amour, en oubliant de préciser que c’est uniquement l’envers d’un seul type d’amour qu’est l’amour possessif. Mais c’est alors un amour pathologique et non un amour qui libère les Sujets.

En conséquence, les psys qui invitent des patients à traverser leur haine de l’autre, en analyse ou en thérapie, maintiennent de manière perverse ou inconsciente le Sujet dans sa souffrance.

Car comme je l’ai souvent souligné, on ne se construit pas dans le rejet de l’autre ; passer son temps en psychothérapie à faire sortir sa haine cela n’a d’autres bénéfices que ceux pour le psy, mais sûrement pas pour le patient.

Pour paraphraser W. Reich, la haine est une peste émotionnelle, qui amène à la désagrégation du Sujet dans le lien social. Ainsi le travail éthique en psychothérapie, consiste donc à prendre la haine comme une fausse piste de travail, et d’en faire un symptôme d’une difficulté d’aimer dans un lien qui libère, afin de faire de cet amour déçu une crise qui oblige à se remettre en question, pour un mieux vivre avec l’autre.

Je vais reprendre point par point :

1 – La haine est l’envers de l’amour pathologique

2 – Faire assumer sa haine de l’autre c’est ancrer le Sujet dans l’amour pathologique et favoriser une analyse à vie.

3 – la haine est une peste émotionnelle.

4 – Pour une thérapie éthique : la haine fasse piste ou un symptôme à éviter, afin de faire choisir une nouvelle relation d’amour dans un lien qui libère, pour vivre avec l’autre.

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